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Article publié le 13 juillet 2012 et visité 2633 fois.
Première rencontre : Potager et jardin d’agrément

Denis Miege , guide naturaliste de LNE (Loiret-Nature-Environnement) , est intervenu pour les adhérents de SCEVE (association du quartier DUNOIS, oeuvrant pour la biodiversité et le bonheur de vivre en ville) et pour les adhérents des Jardingues ce mardi 26 juin 2012, au collège Dunois.
A partir de photos commentées, Denis Miege nous a présenté le quartier et montré comment marier la nature sauvage à la nature civilisée de nos jardins tant au potager qu’au jardin d’agrément.

Il a commencé par montrer, preuves scientifiques à l’appui, les dangers des pesticides pour l’homme et son environnement ( ce que vous pourrez retrouver dans les brochures distribuées par LNE ) et a ensuite proposé les techniques de jardinage qui rendent leur utilisation inutile.

Au jardin potager

Les bonnes associations, les rotations des cultures et la présence de fleurs dans le potager sont les trois techniques proposées.

Les bonnes associations

Quelques exemples :

- Choux et tomates : l’odeur des tomates empêche les piérides de repérer les choux. On peut aussi déposer les gourmands de tomate aux pieds des choux.

- Poireaux, choux et carottes se protègent également les uns les autres. Le ver de poireau ne s’installe pas à proximité de la carotte et ... la mouche de la carotte n’aime pas le poireau ! La coriandre (semée tous les quarante centimètres) protège les carottes.

- Les tagètes (oeillets d’Inde) protègent les tomates.

- Les feuilles de menthe, laurier, tomates... et sans doute d’autres plantes odorantes... éloignent les fourmis, évitant qu’elles n’installent des colonies de pucerons.

... Et la ciboulette empêcherait les spores du mildiou de germer.

La rotation des cultures

C’est la technique fondamentale pour limiter les maladies, qu’elles soient dues aux virus ou aux insectes.

Il faut attendre 4 voire 5 ou 6 ans avant de remettre la même plante ou la même famille de plantes au même endroit.
En effet, l’azote peut être fixée par les racines de certaines plantes (comme les légumineuses) et servir aux plantations suivantes.

Il est conseillé de semer des engrais verts sur un sol non occupé pour éviter le lessivage des terres : on peut par exemple semer un carré de seigle dans une planche en attente, de la moutarde, du trèfle... etc (à couper et à enterrer avant la floraison !).

Le compost et le paillage sont deux techniques qui enrichissent les sols et les protègent. Pour faire un compost efficace, il faut y incorporer des matières sèches (feuilles mortes, paille ou broyat, branchettes, papier) et des matières humides dans des proportions équilibrées. On peut utiliser un compost à moitié mûr, riche en azote, pour les poireaux ou les courgettes et le compost mûr, c’est-à-dire bien décomposé, pour les légumes racines.

Les fumiers mélangés sont aussi recommandés : cheval et vache par exemple, mais ne pas les utiliser frais ou alors en petites quantités incorporées au sol.

Les plantes couvre-sols aussi sont utiles : les capucines peuvent couvrir dix mètres de terre en se nourrissant avec une seule racine. Au jardin d’agrément le lierre, les pervenches recouvrent tout , mais se révèlent très envahissants à la longue. A n’introduire qu’en connaissance de cause (sous un groupe d’arbres par exemple, où la pelouse est toujours pelée). C’est une bonne manière également de limiter les surfaces de pelouse à entretenir, supprimant du même coup désherbage, arrosage et tontes.

Les fleurs

Outre leur interêt décoratif, elles ont leur utilité pour attirer les insectes pollinisateurs et peuvent être utilisées en tisane ou en cuisine. Exemple du coquelicot : on peut manger les feuilles en salade, mettre les fleurs dans une soupe d’ortie, en faire une tisane émolliente... etc

La tanaisie est insectifuge et insecticide (ne pas la mettre au compost !), le plantain est souverain contre les piqûres d’orties. Les orties quant à elles sont bonnes à manger. On peut aussi en faire un purin insecticide. La prêle est utilisée préventivement (et uniquement préventivement) contre l’oïdium et les taches des rosiers.

Et si le liseron se montre envahissant, c’est peut-être que le sol est compacté, mais à force d’être arraché, il perd de sa vigueur.

Les fleurs du sureau se mangent en beignets, on peut aussi en faire du sirop et c’est un refuge pour les chrysopes, les coccinelles à 7 points et les coccinelles à deux points qui nous débarrasseront des pucerons .

Au jardin d’agrément

Seul, le problème de la pelouse a pu être abordé :

Les jardiniers se plaignent de la présence de mousse, de plantes à rosettes, de vivaces à racines pivotantes, de rumex ...

Il faut d’abord vérifier si le sol est trop compact et, si c’est le cas, l’aérer.
La hauteur de la tonte est essentielle à condition de "supporter " quelques fleurs (pâquerettes par exemple).
On constate que dans une pelouse tondue à 3, 5 cm , on trouve jusqu’à 50% de pissenlits, à 5 cm, 5% de pissenlits et à 6,5 cm, 1% de pissenlits ...
A nous de choisir !

La rencontre - fructueuse- s’est terminée par quelques questions.

Le prochain rendez-vous est fixé au samedi 7 juillet, rendez-vous au numéro 3, venelle des Vauculands : détermination des insectes et visites de jardins.

Photo : géranium vivace issu de semi spontané. Un petit coléoptère se cache au fond d’une corolle.

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