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Méli-mélo >  La Langue des Plantes >  Keskesavedir ? Se rappeler le nom des plantes...

Article publié le 26 avril 2014 et visité 3695 fois.
... et en comprendre le sens

Les noms des plantes nous semblent souvent si difficiles à dire et à retenir, que nous sommes dans l’obligation d’employer une longue périphrase. On a tous dit un jour :
" mais si, tu sais bien, des fleurs jaunes, sur une très haute tige, avec des feuilles un peu grises et veloutées...
Ce ne serait pas un bouillon blanc, une molène noire, un faux bouillon blanc, à moins que ce ne soit... "
. Bref, on est un peu perdu, alors que si nous comprenions le SENS des racines latines (du latin des jardiniers, bien sûr) ou grecques, nous pourrions non seulement comprendre la signification des noms, mais encore nous les rappeler plus facilement et les nommer sans erreur.

Alors voyons les quelques règles qui ont régi la création des noms de plantes, règles que nous devons au suédois Carl Von Linné (il a été annobli "Von" pour ses travaux sur la botanique). Il a cherché à simplifier les noms que les naturalistes donnaient aux plantes et qui pouvaient se composer de quatre, voire cinq ou six noms plus ou moins fantaisistes.

Les règles de nomination répondent à des principes de logique et de simplicité (malgré de nombreux écarts et exceptions !)

Premier avantage du système : classer les plantes par espèce

Les plantes portent désormais deux noms (comme les hommes et les femmes) , et ce système permet de rattacher une espèce à une autre . Et ce , contrairement aux noms vernaculaires ( noms dans la langue parlée dans notre pays ) où la rose trémière, la rose de Noël et la rose des fleuristes n’ont rien à voir entre elles.

Les racines grecques ou latines

On peut créer un nom à partir de racines grecques ou latines sans les mélanger entre elles ; ainsi, si on choisit la racine latine "grandis "pour dire grand , on accolera au nom une deuxième racine latine (et pas une grecque) "flora" par exemple et on aura grandiflora ("à grandes fleurs" comme le Magnolia grandiflora).
Si on choisit le grec, on aura macrophillus : "macro= grand " et "phillus=fleurs"...tout en gardant le suffixe latin -us...un peu du latin-grec de cuisine, mais adapté pour les botanistes !

Les plantes portent deux noms...

... un nom de genre et un nom d’espèce. Le nom de genre s’écrit avec une majuscule, le nom d’espèce avec une minuscule , le tout en italique
exemple : Rosa canina.

A quoi ça sert ?
Si vous trouvez un "Callicarpa" avec une majuscule , c’est le nom du genre, si vous le trouvez avec une minuscule "callicarpa", c’est le nom d’espèce . Le nom d’espèce nous donne souvent des indications descriptives de la plante : du grec "kallos=beau", et "carpos=fruit", qui porte de beaux fruits.

Dans les ouvrages de botanique, après le nom de "Genre" et d’"espèce", on note entre parenthèses l’abrégé du nom de l’auteur qui a décrit la plante.
Ainsi, l’ Acer palmatum (Thun) a été décrit et nommé par Thunbergie, l’Acer negundo (L) a été nommé par Linné.

On continue ? Courage !

Quand le nom est suivi de "ssp" ou "subsp" : sous espèce (du latin sub = sous ) il s’agit de l’indication d’une sous-espèce.
Ainsi, on distinguera Euphorbia characias d’ Euphorbia characias ssp wulfenii : la première a un oeil noir, la deuxième un oeil jaune.

Le cultivar et l’hybride

Les horticulteurs développent de nouvelles plantes, elle prennent le nom de "cultivar", abréviation de l’anglais "cultivated variety" (variété cultivée) et ce peut être un nom tout à fait fantaisiste : plus d’obligation d’employer le latin ou le grec, le prénom de votre dernier rejeton est possible !
ainsi, l’Euphorbia "Humpty Dumpty" est un cultivar obtenu par un horticulteur.

L’hybride est un croisement entre deux genres ou deux espèces : le Magnolia x lobmini est un croisement de Magnolia stellata et de Magnolia kobus.

Vous savez tout sur la création des noms ! Maintenant, pour prononcer, sachez que le "che" se prononce TOUJOURS "ke" comme caramel, selon le bel adage :"on ne chie pas en botanique"... ex : chimonanthus se prononce kimonantus. Ah bon, surveillez votre langage, s’il vous plaît !
Les "ae" liés se prononcent comme un "é".
centaurae se prononce "sentoré" : facile !

Vous retrouverez cette rubrique régulièrement sur le site et vous apprendrez ainsi petit à petit le sens des racines grecques ou latines au fur et à mesure de votre lecture. Nous commencerons par les éléments qui décrivent une partie de la plante : la forme des feuilles, des fleurs, des racines, des fruits, leur couleur.

Vous trouverez une mine d’informations dans "Le latin de mon jardin" de Diane Adriaenssen, édité chez Larousse et sur des sites tels :
- Jardin botanique de Montréal
- Pixiflore
- Hortiauray
- Botanique
- Conservatoire et jardin botanique de Genève
- Royal Horticultural Society
- Etymologie du nom des genres

Carmel et Sylvie

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