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Article publié le 19 juin 2009 et visité 2934 fois.
Balbuzard pêcheur et flore de bordure d’étang et de forêt

Ce fut une belle journée !

Le 14 juin 2009, les "jardingues" ont rendez-vous avec Didier K. naturaliste de Loiret Nature Environnement à l’étang du Ravoir, sur la commune d’Ouzouer-sur-Loire en forêt d’Orléans, dans le cadre de "Natura 2000".

Nous retrouvons Jérémy sur place depuis 6 h du matin (il restera jusqu’à 22 h !) et tous les appareils optiques adéquats pour découvrir le nid du balbuzard pêcheur, dans lequel on observe clairement la femelle et ses deux petits ; le mâle est un peu plus loin sur une branche. Sur l’étang, un grèbe huppé promène son petit sur son dos, la foulque macroule plonge à la recherche de nourriture, le héron cendré vole vers son nid. Les animateurs expliquent, montrent, préparent les lunettes... émerveillement, intérêt, poésie ...

Après le pique nique, nous avons rendez-vous avec Laurent L., botaniste bénévole de Loiret Nature Environnement, pour explorer la flore sauvage en bordure de l’étang de la Retrève (forêt d’Orléans). Toutes les plantes observées sont celles d’un terrain mésophile : pas trop sec, pas trop humide (héxérophile=sec, hygrophile= humide) et calcaire.

Nous allons tenter de vous redonner les notes que nous avons prises et qui ne pourront être utiles que si vous regardez en même temps une flore pour reconnaître les plantes énumérées !

Il ne s’agit ici que d’un aide-mémoire et en aucun cas, d’un compte rendu scientifique !

Nous avons regroupé, comme suit, les plantes observées : les graminées, les plantes à fleurs, les arbres.

Laurent conseille Le Guide des fleurs sauvages de FITTER, FITTER chez Delachaux Niestlé.

Au bord de l’étang, les pieds dans l’eau, nous voyons d’abord Typha angustifolia, c’est-à-dire aux feuilles étroites, une sorte de roseau, la massette, reconnaissable grâce à la distance d’un cm entre la partie femelle et la partie mâle de l’inflorescence (marron, de la taille d’un doigt).

On est en juin, et nombreuses sont...

les graminées

Arrhenatherum elatius, fromental (les inflorescences ressemblent à Avena fatua ou folle avoine en plus petit), est une des graminées les plus fréquentes ; en se balançant dans le vent, elle change de couleur.

Dactylis glomerata ou dactyle, se présente avec un épillet sur le cèté comme le pouce de la main,

Holcus lanatus ou Houlque laineuse,

Canche cespiteuse, en gosses touffes, inflorescences douces au toucher (nombreuses variétés ornementales),

Briza media ou amourette, une brize à mini pendeloques,

Cynorusus cristatus ou crételle,

Festuca heterophila, une fétuque vert vif.

Les carex ou laîches sont reconnaissables à leur tige triangulaire,
les épillets mâle et femelle étant sur la même tige.

Carex riparia ou carex des rives,

Carex palescens : épillets vert pâle, un peu jaune , se reconnaît grâce aux plis présents à la base de la feuille (très subtil !),

Carex flacca : vert glauque,

Carex remota aux épillets verts très espacés et feuilles très fines,

Plantes à fleurs colorées

La centaurée sacabieuse : elle a des écailles sur le calice ; deux types de fleurs sur le même individu : étalées en périphérie et en forme de tubes au centre. Pour reconnaître les différents types de centaurées, il faut examiner les écailles. Si le bord de l’écaille est crénelé et irrégulier, c’est une centaurée jacée (astéracées),

Des fleurs roses, élégantes à feuilles opposées, aux pétales légers, une fleur solitaire au milieu d’une bifurcation de tige, c’est le Lychnis flos cuculi ou lychnis fleur de coucou, de la famille des silènes (caryophilacées),

Le myosotis des marais, reconnaissable à une inflorescence en queue de scorpion (inflorescence scopioïde), poils mous appliqués, (boraginacées),

Cirsium palustris  : chardon violet très élancé,

Rumex acetosa ou grande oseille : peut atteindre 80 cm de haut, ses feuilles sont embrassantes en "fer de hallebarde" ; c’est aussi le nom de la grande oseille des jardins.

La plus petite, c’est rumex acetosella.

Le rosier des champs, Rosa arvensis se trouve en lisière forestière, il a des fleurs un peu plus larges que celles de l’églantier et toutes blanches. Il est peu épineux et ses aiguillons sont fins et droits .

A ne pas confondre avec l’églantier ou Rosa canina qui peut aller jusqu’à 5 m, qui a des aiguillons crochus très puissants et des fleurs blanc rosé.

Ranonculus acris ou bouton d’or : les feuilles sont divisées mais la division ne va pas jusqu’au bout de la feuille. Elles sont poilues à la base, les sépales sont appliquées contre les pétales.
Lorsque la division des feuilles va jusqu’au pétiole, c’est une Ranonculus repens.

La Ranonculus flammula ou petite douve, a des tiges rampantes.

Phyteuma spicatum ou raiponce en épi est rare dans le Loiret ; elle est à fleurs blanches, (bleues ou violettes en montagne),

Euphorbia dulcis à glandes pourpres,

Peucedanum gallicum : ombellifère,

Clematis vitalba à fleurs blanches (Dans la région, on ne rencontre la Clematis viticella qu’à Saint Ay !).

Serratula tinctoria ou sérratule des teinturiers, aux fleurs mauve en août, se plaît sur les sols calcaires,

Chèvrefeuille,

Potentille tormentille s’appelle désormais Potentilla erecta (elle ne doit plus tourmenter les botanistes avec ses 4 pétales alors que toutes ses congénères en comptent 5)

Astragalus glycyphyllos ou réglisse sauvage, à ne pas confondre avec le polypode commun (une fougère) ou réglisse des bois.

Polygonatum odoratum ou Sceau de Salomon,

Ornithogalum pyrenaicum, (Ornithogalum : étymologie = lait des oiseaux),

Iris pseudacorus ou iris des marais ou flambe d’eau,

Stachys sylvatica ou épiaire des bois, jolies grappes de petites fleurs pourpres ponctuées de blanc, mais odeur très désagréable du feuiilage quand on le froisse, aussi appellée pour cela ortie puante,

Geranium robertianum ou Herbe à Robert : les fleurs vont par deux,

La douce-amère, liane à fleurs mauves et coeur jaune, plante toxique,

Linum catharticum ou lin purgatif, tout petit à fleurs blanches,

Vicia sepium, élégante vesce des haies à fleurs striées de pourpre et aux gousses noires,

Lathyrus pratensis, gesse des prés, légumineuses à deux folioles, grappe de fleurs jaunes,

Hypochaeris radicata ou porcelle radicante, rosette aplatie au sol, à fleur jaune (dans tous les gazons, la hantise des jardiniers !)

Valeriana officinalis aux fleurs à tête dense.

Parthenocissus inserta, vigne vierge échappée des jardins et envahissante.

Les arbres

Le Salix caprea ou saule marsault à grandes feuilles peut atteindre 18 m de haut,

Troène sauvage,

Sorbus torminalis ou alisier.

Pas de panique, si on retient trois fleurs par sortie, on devient un botaniste amateur honnête au bout de quelques années ! Alors, revenez vite, la prochaine sortie avec Laurent est programmée le dimanche 6 septembre 2009 à Châteauneuf-sur-Loire, rendez-vous parking cèté bourg à 14 h, pour la flore des bords de Loire.

Un grand merci à toute l’équipe de Loiret Nature Environnement, à leurs précieux conseils, à leur gentillesse doublée d’un professionalisme sans faille grâce auxquels nous sommes allés de découvertes en découvertes !
Si on n’est pas tout de suite plus savant, on aura appris à regarder la faune et la flore de la région avec attention !

Carmel et Sylvie

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