Les Jardingues
  Nous contacter

Sommaire :

ACCUEIL

Agenda

Comptes-rendus et informations

Bourse d’échanges

Les jardins des adhérents

Bonnes adresses

Fiches jardinage

Méli-mélo


Recherche libre :

Méli-mélo >  Fourre-tout >  Oiseaux de nos jardins 4 : Les nichoirs

Article publié le 13 janvier 2013 et visité 7298 fois.

[Conférence du 30 septembre 2012 par Nicole, Martine et Denys dans le cadre du week-end d’automne des Jardingues, suite et fin].

LES OISEAUX AU PRINTEMPS ET EN ETE

C’est aux premiers beaux jours, qu’une flopée d’oiseaux migrateurs revient en France et chacun doit s’approprier un espace de verdure qui lui fournira le gîte et le couvert.

Nombre de passereaux cavernicoles manquent d’arbres creux ou de cavités pour nicher et ont besoin de notre aide. Il est bon d’installer des nichoirs dans son jardin en fonction de la surface du jardin et de l’environnement.

Le jardinier a tout à gagner à avoir des passereaux nicheurs de son jardin. Les parents nourrissent leurs oisillons avec des chenilles et des insectes et remplacent avantageusement les pesticides.
Une mésange peut consommer son propre poids de chenilles par jour.

Combien d’insectes mangent les oiseaux ? En période de nourrissage, environ 1 millier par jour pour les mésanges, le troglodyte, l’hirondelle, ce qui fait mentir le dicton : "avoir un appétit d’oiseau" !

Donnons leur un petit coup de main en installant des nichoirs !

Ils peuvent être achetés mais aussi réalisés (voir livres explicatifs, plans sur le web, LPO, Journal "La Hulotte"... etc).

Le plus facile est celui du type « boîte à lettres », qui selon le diamètre de son trou d’envol pourra accueillir divers oiseaux :

- trou de 27/28 mm pour les mésanges bleues, noires, huppées, nonnettes
- trou de 33/34 mm pour la mésange charbonnière
- trou de 34/35 mm pour la sittelle
- trou ovale de 34/32 mm pour le rouge-queue à front blanc
et, pour le rouge-gorge et le rouge-queue, remplacer le trou d’envol par une grande ouverture sur la façade.

Les nichoirs se placent à une hauteur suffisante pour éviter l’accès de prédateurs.

Celui du rouge-queue sera placé contre une habitation ou inséré dans un mur de pierre.

Quand poser le nichoir ?

En automne ou au début de l’hiver, car les oiseaux s’habituent ainsi à leur présence. Ils peuvent aussi éventuellement servir d’abri pour l’hiver.

Ceux qui sont installés dans les arbres doivent être le plus possible à l’abri, orientés plutèt sud-est ou est.

Les oiseaux ont chacun leur territoire, il faut respecter les distances entre chaque nichoir :
- mésanges : 50/60 m
- rouge-queue : 70/80 m

Quand les oiseaux auront quitté leur nichoir, prendre soin de le nettoyer.

Tous les oiseaux ont besoin de matériaux pour construire leur nid.
Vous pouvez les aider en disposant, au sol ou suspendu à l’aide de petits filets dans les arbres, des petits tas de poils, duvets, bouts de laine.

Alors, sus à vos jumelles, et apprenez à les reconnaître.

LES OISEAUX NICHEURS DANS LES JARDINS

Nous n’allons pas vous donner tous les détails de la construction des nids, de la couvaison, de l’éclosion et du nourrissage, ce qui serait fastidieux.

Généralement, les passereaux peuvent assurer deux couvées dans l’année, jusqu’à 5 pour le merle.

En ce qui concerne les chants, les oiseaux ont généralement un chant pour marquer leur territoire et séduire une femelle et d’autres cris pour communiquer entre eux : appel, cri d’alarme, cri d’envol.
C’est au printemps que les oiseaux chantent le plus.

Le merle noir : Très tèt en saison, il laisse entendre un chant très mélodieux émis du haut des arbres ou du sommet d’un toit. Quand il est inquiet, on l’entend aussi lancer une série de cris sonores ou un cri d’alarme.
Il niche un peu partout dans les buissons, dans la fourche d’un arbre, sur un tas de bois, dans un lierre etc...
C’est la femelle qui pond et couve seule les 4 à 6 oeufs de la nichée.

Le moineau domestique : niche un peu partout dans les anfractuosités des habitations (tuiles, gouttières), dans des bâtiments agricoles, dans les nichoirs.
En général, un couple de moineaux est fidèle pour la vie.
Nous avons un couple qui niche tous les ans dans un pot à moineaux en terre cuite que nous avons installé sur le mur de la maison.
C’est une copie des pots à moineaux en terre cuite qui étaient utilisés pour détruire les nichées de moineaux ou pour les manger en cas de disette.

Il existe des nichoirs en béton de bois (c’est un mélange de sciure, de copeaux de bois et de ciment) qui est très résistant aux intempéries et qui dure très longtemps. (marque Schwegler)

La mésange charbonnière : chante dès le mois de février.
Quand le mâle a séduit la femelle, l’accouplement a lieu et le nid est construit pour accueillir de 5 à 10 oeufs.
Après l’éclosion, les parents effectuent d’incessants allers-retours pour capturer larves et insectes.
Plusieurs milliers de chenilles disparaissent ainsi dans le gosier des petits jamais rassasiés.
La fécondité des mésanges est exceptionnelle pour compenser la mortalité hivernale très élevée.
Elle niche souvent dans les boîtes aux lettres.

La mésange bleue :
Utilise souvent les nichoirs.
Nous nous sommes posés la question de savoir ce que faisait une mésange bleue sur le rétroviseur de notre voiture stationnée dans la cour.
Durant une bonne quinzaine de jours, au moment de la parade amoureuse, cette mésange complètement surexcitée est venue sans arrêt se jeter sur nos fenêtres et se poser sur les rétroviseurs.
C’est un comportement qui n’est pas complètement inhabituel.
Cet individu, certainement un mâle, croyait être en présence d’un concurrent en voyant son reflet et était très agressif cherchant à lui faire quitter son territoire !

Le rouge-gorge : pas facile de savoir où niche le rouge-gorge. Son nid est bien camouflé dans la végétation en général au sol. Mais il peut arriver qu’il niche dans un pot de fleur ou sur une étagère.

Le chardonneret élégant : petit nid quasiment invisible. Plusieurs fois, nous avons découvert un nid de chardonneret à l’automne quand il n’y a plus de feuilles dans les arbres.

Le verdier : a bénéficié de l’homme et de l’agriculture intensive. Les haies de thuyas qui ne sont pas d’un grand intérêt dans les jardins, leur conviennent très bien pour installer leur nid dans un endroit bien abrité.

Le troglodyte mignon :
Niche dans les fourrés, les tas de bois et occasionnellement dans un nichoir.
La puissance de son chant est surprenante pour un oiseau aussi minuscule (8 à 12 g, moins lourd qu’une enveloppe avec 2 feuilles qui fait 20 g). C’est l’oiseau le plus léger après le roitelet.

Le rossignol : oiseau difficile à voir car il est toujours caché. « Pour vivre heureux vivons cachés » ! Heureusement, il a un très beau chant avec des phrases variés et il chante surtout au crépuscule et la nuit. Quelquefois, le mâle chanteur se place sur une branche élevé.
Nous avons eu une fois un rossignol nicheur dans notre jardin.
Nous l’avions entendu chanter et nous avons observé un jeune sur le banc de notre jardin.

Le rouge-queue noir et le rouge-queue à front blanc : ils nichent dans toutes les cavités pouvant les accueillir, murs, derrière les gouttières, encadrement de fenêtres , les nichoirs artificiels.
Nous avons eu cette année pour la première fois une nichée de RQFB dans un pot de fleur accroché sur un mur depuis une dizaine d’années sans succès.

La sittelle torchepot : apprécie volontiers les nichoirs dont elle maçonne l’ouverture afin de l’adapter à sa taille.

L’ hirondelle rustique : construit son nid en forme de coupe avec un mélange de boue et de divers matériaux. Ceux qui ont la chance d’avoir un bâtiment occupé par un ou plusieurs couples d’hirondelles rustiques, les attendent avec impatience au printemps. Il faut bien sûr laisser une ouverture permanente. Si l’on redoute les salissures des fientes, on peut installer une planchette sous le nid qui servira de protection.

L’hirondelle de fenêtre : niche en colonie. Elle construit un nid avec de la boue en forme de coupoles sur les façades des bâtiments dès le début du printemps.

La tourterelle turque : en couple toute l’année, 3 à 6 nichées par an, la femelle pond deux oeufs couvés alternativement par les deux sexes. On les voit souvent avec des rameaux ou des brindilles constituer une plate forme grossière à la fourche d’un arbre.
Le roucoulement est une phrase brève et sonore.

Le pigeon ramier : roucoule en 5 syllabes, au printemps pour marquer l’occupation de son territoire et pour séduire la femelle. Son nid est rudimentaire. La femelle pond un ou deux oeufs. Le couple peut élever 2 à 3 nichées par an.

La pie : présence en expansion dans les villes, elle niche dans les grands arbres et n’est guère appréciée des jardiniers et des amateurs d’oiseaux. C’est une prédatrice carnivore qui a tendance à piller les nids des autres oiseaux...
Elle capture un grands nombres d’insectes, vers de terre, limaces, escargots et même des petits mammifères, campagnols et mulots. Elle sait trouver les cadavres écrasés sur les bords de route et profiter des déchets alimentaires.
Elle n’élève qu’une seule couvée par an.

Refuges LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) De quoi s’agit il ?

C’est un jardin public ou privé, petit ou grand, même un balcon, sur lequel le propriétaire agit en faveur de la nature.
Il s’engage à la préserver au mieux, en utilisant des techniques respectueuses de l’environnement.
Dans tous les cas, il s’engage à respecter la charte des refuges LPO.
En outre, il contribue à la protection de nombreuses espèces d’oiseaux et d’insectes.

CONCLUSION

Nous espérons que nous vous aurons donner l’envie et le plaisir d’observer de plus près les oiseaux de votre jardin et si ce n’est pas encore fait, d’installer nichoirs et mangeoires.
Les oiseaux vous le rendront bien.

(Compléments de photos et d’informations : Sylvie)

Autres volets de la conférence sur les oiseaux :

Oiseaux de nos jardins 1, généralités

Nourrir les oiseaux du jardin 2

Oiseaux de nos jardins 3 : photos des espèces rencontrées

Photo : un des innombrables sites proposant des plans de nichoirs dont vous trouverez le détail en cliquant ici

forum sur cet article (pas de message)